
-11 novembre 2024
Le 13 novembre, à Genève, en Suisse, avaient lieu l’examen et l’adoption des recommandations émises à l’État du Nicaragua dans le cadre du quatrième cycle de l’Examen périodique universel (EPU) du Nicaragua.
Les organisations et réseaux soussignés appelaient le Conseil des droits de l’homme des Nations unies (CDH) à formuler des recommandations afin de garantir la protection et le respect de la liberté d’expression et de la liberté de la presse dans le pays. Ils demandaient instamment au CDH de prendre en considération les graves plaintes soulevées par les organisations de la société civile dans le cadre de l’EPU, ainsi que les rapports présentés par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
Depuis 2018, le Nicaragua est confronté à une grave crise des droits de l’homme, intensifiée à la suite de manifestations citoyennes qui ont déclenché une répression sans précédent de la part de l’État. Elle a touché des militants, des artistes, des journalistes, des étudiants, des membres du clergé, des défenseurs des droits de l’homme et des organisations de la société civile.
Tous ont été persécutés et criminalisés pour avoir remis en question le discours officiel. Bien que l’État du Nicaragua ait affirmé dans son rapport national, présenté en septembre 2024, qu’il n’y a pas eu de violation de la liberté d’expression durant la période d’évaluation (2019-2023), les rapports de la société civile et des organismes internationaux, comme la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) et le CDH, démontrent une autre réalité. Les enquêtes, les données concrètes et les témoignages montrent une fermeture presque complète de l’espace civique et la persécution systématique des voix critiques.
Selon les informations recueillies par des organisations de la société civile, de 2019 à 2023, les attaques les plus courantes contre les journalistes et les travailleurs des médias comprennent les détentions arbitraires, l’espionnage, le harcèlement judiciaire, les enlèvements, la violence sexiste, la torture et la surveillance des membres de la famille. En outre, l’exil forcé, l’expulsion et la déchéance de nationalité sont devenus des pratiques répressives courantes, augmentant la vulnérabilité des journalistes et des travailleurs des médias en les privant de leurs droits civils, sociaux, économiques, politiques et culturels – une situation qui démontre la violation permanente des droits de l’homme.
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