Genèse de la déclaration de Québec

La Déclaration de Québec est fondée sur les principes exprimés dans différents documents, notamment la « Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques » (1886-1979), la « Convention universelle sur le droit d’auteur » (1952) et la « Recommandation sur la protection juridique des traducteurs et des traductions et sur les moyens pratiques d’améliorer la condition des traducteurs » (1976). Louis Jolicoeur, de l’Université Laval, à Québec, Sherry Simon, de l’Université Concordia, à Montréal, et Émile Martel, président de P.E.N. Québec, ont préparé la version préliminaire de la Déclaration, avec la complicité d’Esther Allen, du Baruch College de la City University of New York, de Hugh Hazelton, de l’Université Concordia, à Montréal, et de Fabio Scotto, de l’Université de Bergame.

Le texte initial a été soumis aux centres PEN qui font partie du Comité de la traduction et des droits linguistiques de PEN International, dirigé par Simona Skrabec. Les représentants du Comité ont eu l’occasion de discuter de tous les aspects du projet avant l’adoption de la version définitive, en français, anglais et espagnol, lors de deux réunions du Comité. Plus de cinquante délégués provenant de pays variés et bien au fait de la réalité littéraire et linguistique de leur région ont participé directement à ces discussions.

Le résultat de cette vaste consultation est un texte qui résume en six points les principes et les objectifs que PEN International souhaite défendre en matière de traduction littéraire. Parmi ces principes, on compte la place de la traduction dans la promotion de la dignité de toutes les cultures et de toutes les langues, la reconnaissance des conditions nécessaires à la pratique de cette activité et, au premier chef, la défense des personnes qui s’engagent dans ce flux de communication entre les peuples : les traductrices et les traducteurs littéraires.

La déclaration de Québec a été approuvée à l’unanimité par l’Assemblée de PEN International le 15 octobre 2015. Les versions française, anglaise et espagnole ont été finalisées pendant le congrès de Québec, et toutes les traductions ultérieures, qui peuvent être consultées ici, sont le résultat du travail des centres PEN et de leurs collaborateurs. Nous souhaitons que la Déclaration puisse être lue dans le plus de langues possible et que d’autres institutions et organismes en adoptent les principes et nous aident à les défendre et à les divulguer. La Déclaration de Québec fait partie d’une vaste stratégie de PEN International visant à promouvoir la créativité littéraire et la collaboration entre les cultures.

Nous souhaitons que cette déclaration reste, auprès des associations de traducteurs partout dans le monde, comme un jalon dans la réflexion sur leur art et sur leur profession.

Le centre québécois du P.E.N. International s’est engagé à faire la promotion de la Déclaration de Québec auprès d’associations de traduction et d’organismes culturels d’ici et d’ailleurs.