
6 février 2024
PEN International se joint aux centres PEN qui ont signé cette déclaration, dont P.E.N.-Québec, pour réprouver la condamnation à mort avec sursis de l’écrivain australien Yang Hengjun, cinq ans après sa détention et son accusation d’espionnage. Selon la ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, la peine de mort peut être commuée en prison à vie après une période de « bonne conduite » de deux ans.
Le 5 février 2024, des informations ont fait état de la condamnation à mort avec sursis de Yang Hengjun par un tribunal de la République populaire de Chine (RPC). La condamnation est intervenue plus de deux ans et demi après son procès qui s’est déroulé à huis clos, ce qui a soulevé d’importantes préoccupations concernant le droit de Yang à un procès équitable et le principe de transparence judiciaire. Le jugement du tribunal a été retardé à de nombreuses reprises, ce qui a aggravé l’injustice dont Yang a été victime.
« Il s’agit là d’un résultat choquant et inacceptable d’une procédure judiciaire imparfaite et opaque, au cours de laquelle un écrivain s’est vu refuser ses droits humains fondamentaux de représentation et de procès équitable. Nous sommes solidaires de Yang Hengjun et appelons le gouvernement de la RPC à mettre fin à son assaut contre la liberté d’expression », a déclaré Ma Thida, présidente du Comité des écrivains emprisonnés de PEN International.
La santé de Yang et son incapacité à recevoir des soins adéquats pendant sa détention suscitent de vives inquiétudes. Il souffre d’un gros kyste au rein, qui, selon lui, n’a pas été traité correctement, et a été maintenu à l’isolement pendant une grande partie de son séjour en prison.
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