Julian Assange, désormais libre, de retour dans son Australie natale

Le Centre québécois du P.E.N. international est tellement heureux de partager avec vous cette magnifique nouvelle, soit la libération à Londres d’un de ses membres d’honneur Julian Assange. Le droit à le liberté d’expression demeure notre importante bataille.

D’après Laura Chung – Agence France-Presse à Canberra et Le Devoir

  • 25 juin

Le fondateur de WikiLeaks et lanceur d’alerte Julian Assange est rentré mercredi en Australie profiter de sa liberté retrouvée, après un accord avec la justice américaine qui a mis fin à une saga judiciaire de près de 14 ans.

L’avion privé qui le transportait s’est posé mercredi soir à l’aéroport de Canberra, où se trouvaient des dizaines de journalistes, a constaté une équipe de l’AFP.

Ses cheveux blancs ramenés en arrière, l’Australien a levé le poing en émergeant de l’avion, puis a marché à grands pas sur le tarmac pour aller embrasser sa femme Stella en la soulevant du sol, puis son père.

Au cours d’une conférence de presse, Mme Assange a ensuite expliqué que son mari avait besoin d’intimité et de temps pour se rétablir après plus de cinq ans passés dans une prison de haute sécurité à Londres.

« Il a besoin de temps, il a besoin de récupérer et c’est tout un processus », a-t-elle dit, semblant au bord des larmes. « Je vous demande, s’il vous plaît, de nous donner de l’espace, de nous donner de l’intimité […], de laisser notre famille être une famille avant qu’il puisse parler à nouveau, au moment de son choix ».

Comme l’indiquent les documents judiciaires, le fondateur de WikiLeaks accepte de plaider coupable d’un chef d’accusation, relatif à « l’obtention et la divulgation d’informations sur la défense nationale », selon Stella Assange.

Julian Assange était désormais poursuivi pour un seul chef (« complot pour obtenir et divulguer des informations relevant de la défense nationale »), selon les documents qui citent également sa complice, la militaire américaine Chelsea Manning, à l’origine de cette fuite massive.

Stella Assange, qui a eu deux enfants avec le fondateur de WikiLeaks, s’est refusée à donner davantage de détails sur cet accord qui sera, dit-elle, « rendu public ».

M. Assange n’aura pas le droit de retourner aux États-Unis sans autorisation, a précisé le ministère américain de la Justice.

Conformément à l’accord, l’ancien informaticien, accusé d’avoir rendu publics des centaines de milliers de documents confidentiels américains dans les années 2010, a plaidé coupable d’obtention et de divulgation d’informations sur la défense nationale.

« J’ai encouragé ma source », la militaire américaine Chelsea Manning, à l’origine de cette fuite massive, « à fournir du matériel qui était classifié », a reconnu mercredi à la barre Julian Assange, fatigué mais visiblement détendu.

Il a quitté le tribunal sans faire de déclarations. « Aujourd’hui est un jour historique. Il met un terme à 14 années de batailles judiciaires », s’est félicitée son avocate Jennifer Robinson.

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