
- 4 décembre 2024
Les autorités géorgiennes doivent de toute urgence mettre fin à leur répression brutale des manifestants pacifiques et respecter pleinement le droit d’expression et de réunion pacifique, ont déclaré PEN International et PEN Géorgie, alors que les manifestations continuent d’être accueillies par des violences policières dans tout le pays. Ces organisations demandent qu’une enquête rapide, impartiale et approfondie soit menée sur tous les cas de recours à la force, et que les responsables de l’utilisation illégale de la force par la police, y compris les actes de torture et autres mauvais traitements, soient tenus de rendre des comptes. Toutes les personnes détenues simplement pour avoir manifesté pacifiquement doivent être libérées immédiatement et sans condition.
Le 28 octobre 2024, le premier ministre Irakli Kobakhidze a annoncé que la Géorgie suspendrait son adhésion à l’Union européenne jusqu’en 2028, en réponse à une déclaration du Parlement européen dénonçant les élections législatives géorgiennes du 26 octobre comme ayant donné lieu à « de nombreuses et graves violations électorales », qui « ne peuvent être considérées comme libres et équitables ». La résolution demandait notamment que les élections soient réorganisées dans un délai d’un an sous supervision internationale. Des milliers de manifestants pro-UE sont ensuite descendus dans les rues de Tbilissi, et les protestations se sont étendues à tout le pays. Selon les médias et des groupes de défense des droits de l’homme, les manifestations ont été violemment dispersées par les forces de l’ordre, qui ont tiré des canons à eau et des gaz lacrymogènes sur les manifestants. Des hommes cagoulés ont été vus en train de courir dans la foule et de frapper des individus. Des journalistes ont déclaré avoir été délibérément pris pour cible par les forces de sécurité, et plusieurs d’entre eux ont été brutalement attaqués et ont dû être hospitalisés. Le médiateur de Géorgie a appelé à la fin de la « vengeance et de l’intimidation » de la part des forces de l’ordre, dénonçant les actes de torture et autres mauvais traitements.
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