
Le 6 février, le PEN Club de Escritores Cubanos en el Exilio exigeait la libération immédiate de l’écrivaine Maria Cristina Garrido Rodriguez, dont le seul crime a été de s’exprimer contre la dictature cubaine. Garrido a été arrêtée le 12 juillet 2021 et battue à plus de trois reprises par la police politique cubaine, puis soumise à une disparition forcée pendant 18 jours. Garrido a dû faire face à des conditions de détention très difficiles, notamment l’isolement, les mauvais traitements et le manque d’eau et de nourriture.
Son dernier livre, Voz cautiva (Voix captive), a été écrit en prison. Maria Cristina Garrido Rodriguez n’a pas pu démarrer l’écriture avant le 349e jour de son emprisonnement. On lui aurait alors glissé un peu de papier, des crayons et quelques recharges de stylo.
Le 10 mars 2022, Garrido Rodriguez a été condamnée à sept ans de prison pour « troubles publics », « outrage » et « résistance » à Cuba pour avoir manifesté pacifiquement. En novembre 2023, Maria Cristina a envoyé depuis sa prison un message audio au réseau mondial de PEN, le remerciant de la solidarité qui l’a maintenue en vie.
