
| – 22 avril 2025 Les autorités serbes doivent de toute urgence faire respecter les droits à la liberté d’expression, de protestation pacifique et de réunion, ont déclaré aujourd’hui PEN International et PEN Serbie, alors que la répression des manifestations de masse se poursuit sans relâche. La Serbie a été secouée par des manifestations d’étudiants depuis novembre 2024, date à laquelle l’effondrement d’un auvent de gare à Novi Sad, dans le nord de la Serbie, a fait 16 victimes. De nombreuses personnes ont accusé les autorités d’être à l’origine de la catastrophe, dénonçant la corruption et l’incompétence. Par la suite, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour se manifester presque quotidiennement et demander de la transparence et de la responsabilité. Les cours dans les universités ont été suspendus pendant des mois, et des avocats, des professeurs et des personnalités du monde de la culture se sont joints aux grèves. Comme cela a été documenté par PEN International et PEN Serbie, les autorités serbes ont réagi aux manifestations en réprimant les critiques et les médias indépendants. Les représentants du gouvernement et les médias pro-gouvernementaux ont faussement dépeint le mouvement mené par les étudiants comme violent et publié les données personnelles de certains manifestants, mettant en péril leur sécurité. Entre-temps, des appels d’une enquête indépendante pour savoir si les forces de sécurité ont utilisé une arme sonique contre les manifestants à Belgrade le 15 mars 2025 sont restés sans réponse. Plus d’info, en cliquant sur « français », en bas à droite de l’écran. |
