
– 10 juin 2025
PEN International, aux côtés de PEN Honduras, ARTICLE 19 Mexique et Amérique centrale, ASOPODEHU, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Reporters sans frontières (RSF), Free Press Unlimited (FPU), exprime sa profonde inquiétude face aux récentes attaques contre des journalistes et des médias au Honduras, dans un contexte de harcèlement, de menaces, de criminalisation et de stigmatisation croissante de la part des acteurs de l’État.
Le 18 mai 2025, le journaliste Frank Mejía a été harcelé à son domicile de Comayagüela, où des agents de la police nationale seraient entrés illégalement, sous prétexte de rechercher une personne disparue. Au cours de l’incident, Frank Mejía aurait été menotté, battu, menacé de mort et dépouillé de ses effets personnels. Le journaliste a dit craindre pour sa propre sécurité, ainsi que pour celle de sa famille et de ses collègues.
Le harcèlement contre Mejía s’inscrit dans un contexte plus large de criminalisation judiciaire visant les médias et les journalistes. Au moins 12 médias — dont El Heraldo, La Prensa, La Tribuna, Radio América, Abriendo Brecha, CHTV, HCH, Criterio HN, Noticias 24/7, Q’Hubo TV, Hondudiario et RCV — font actuellement l’objet de plaintes judiciaires déposées auprès du ministère public. Ces procédures seraient exercées par les autorités de l’État, y compris de hauts responsables militaires, en guise de représailles pour avoir couvert des questions d’intérêt public.
Le 26 mai, la publication officielle des forces armées, FF.AA. Digital, a fait paraître un article intitulé « Les assassins de la vérité », accusant de manière injustifiée trois journalistes — Rodrigo Wong Arévalo, Dagoberto Rodríguez et Juan Carlos Sierra — d’être des ennemis de l’État. La publication incluait leurs photos, dans le mais de stigmatiser, d’intimider et de criminaliser leur travail journalistique.
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