Les libraires albertains observent une hausse des ventes de livres retirés des écoles

Aaron Sousa, La Presse canadienne
EDMONTON — Un décret du gouvernement albertain interdisant certains livres dans les bibliothèques scolaires ne semble pas dissuader les gens de les lire, affirment les gérants de plusieurs librairies.
Kelly Dyer, d’Audreys Books à Edmonton, a indiqué que la librairie avait constaté une hausse des ventes depuis juillet, au moment où la province a annoncé l’interdiction des livres à contenu sexuel explicite.
« Nous avons clairement constaté une hausse, a indiqué Mme Dyer. Même les ventes de livres interdits ont grimpé en flèche. »
Parmi les achats les plus populaires, a-t-elle précisé, figurent les quatre romans graphiques sur le passage à l’âge adulte cités par le gouvernement pour justifier son décret, ainsi que « La Servante écarlate » de Margaret Atwood, un titre que le conseil scolaire public d’Edmonton a inscrit sur une liste des livres à retirer des rayons.
« Beaucoup de gens respectent Margaret Atwood, son écriture et ce genre de choses, et je pense que c’est simplement par pure curiosité qu’ils se demandent pourquoi ce livre figure dans une liste comme celle-ci », a souligné Mme Dyer.
Le ministre de l’Éducation de l’Alberta a déclaré que l’arrêté était nécessaire pour que les jeunes ne soient pas exposés à du contenu sexuel inapproprié dans les écoles. Les conseils scolaires ont reçu l’ordre de retirer ce type d’ouvrage des bibliothèques d’ici le 1er octobre.
