PEN International appelle le gouvernement égyptien à libérer tous les écrivains arbitrairement détenus et à mettre fin à la répression de longue date contre la liberté d’expression.
L’organisation est particulièrement préoccupée par le maintien en détention arbitraire de l’écrivain britannico-égyptien Alaa Abd El-Fattah, du poète Galal El-Behairy et du dessinateur et traducteur Ashraf Omar. Elle réitère ses appels à leur libération immédiate et inconditionnelle et à la fin de l’utilisation de la détention arbitraire pour faire taire les voix critiques.
En 2025, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi a accordé deux grâces présidentielles, la première coïncidant avec la Journée de la libération du Sinaï et l’Aïd al-Fitr, en mars, et la seconde, en mai, avant l’Aïd Al-Adha. Les deux grâces ont notamment exclu les prisonniers d’opinion, ce qui témoigne de la réticence inquiétante des autorités égyptiennes à relâcher leur acharnement envers la liberté d’expression. La crise des droits de la personne en Égypte s’est considérablement aggravée depuis que le président Al-Sisi a pris le pouvoir en 2014, les autorités punissant systématiquement toute dissidence publique ou perçue comme telle et réprimant sévèrement les droits de réunion pacifique, d’association et de liberté d’expression.
Plus d’info, en cliquant sur « français », en bas à droite de l’écran.
