Journée des écrivains emprisonnés 2025

« Partout dans le monde, les écrivains continuent de payer le prix fort pour avoir dit la vérité. Rory Branker, Yalqun Rozi, Mohamed Tadjadit et Mzia Amaglobeli nous rappellent que les mots peuvent ébranler les puissants et que le courage perdure même lorsque leur liberté leur est retirée. Leur persécution est une atteinte à la justice et à l’humanité elle-même. Nous ne devons pas nous reposer tant qu’ils ne seront pas libres », Burhan Sonmez, président de PEN International.

À l’occasion de la Journée des écrivains emprisonnés 2025, PEN International met en lumière quatre écrivains courageux pris pour cible en raison de leurs expressions pacifiques.

  • Mohamed Tadjadit (Algérie), connu comme « le poète du Hirak », a été victime d’arrestations et de harcèlement répétés en Algérie pour ses poèmes et son activisme liés au mouvement pro-démocratique Hirak de 2019. En janvier 2025, il a été condamné à un an de prison et fait l’objet d’autres accusations à caractère politique pour ses écrits en ligne. PEN International demande sa libération immédiate et l’abandon de toutes les charges qui pèsent contre lui.
  • Yalqun Rozi (Chine), écrivain et critique littéraire ouïghour en Chine, purge une peine de 15 ans de prison au Xinjiang pour « incitation à la subversion du pouvoir de l’État ». Son travail de promotion de la langue et de la culture ouïghoures, notamment à travers des manuels scolaires et des publications littéraires, a fait de lui la cible d’une répression culturelle systématique. PEN International exhorte les autorités chinoises à le libérer immédiatement et à mettre fin à la campagne d’effacement culturel au Xinjiang.
  • Mzia Amaglobeli (Géorgie), journaliste et cofondatrice de médias indépendants, purge une peine de deux ans de prison pour des accusations à motivation politique après avoir dénoncé des violations des droits humains. Elle a subi des mauvais traitements, notamment une grève de la faim prolongée, qui ont mis sa santé en danger. PEN International demande sa libération immédiate, la reconnaissance des abus commis et le respect des droits fondamentaux.
  • Rory Branker (Venezuela), journaliste, a disparu de force pendant plus de 200 jours et reste détenu arbitrairement sans pouvoir consulter un avocat indépendant. Sa détention reflète la répression menée par les autorités vénézuéliennes contre le journalisme indépendant. PEN International exige sa libération immédiate, la divulgation de son lieu de détention et la protection totale de ses droits.

Bien que différents par leur contexte et leur lieu, ces quatre cas ont un point commun : chaque écrivain est puni pour avoir exprimé ses idées à travers ses écrits. Ensemble, ils révèlent les tactiques récurrentes utilisées par les autorités pour réduire au silence les voix indépendantes, notamment la détention ou l’emprisonnement arbitraire, les accusations motivées par des raisons politiques, le refus de protection juridique et le harcèlement ou les mauvais traitements pendant la détention.

Dans tous les cas, les autorités cherchent non seulement à punir les individus, mais aussi à intimider les autres et à réduire l’impact de leur travail. Leur persécution met en évidence les menaces mondiales auxquelles sont confrontés les écrivains qui contestent l’autorité et le courage nécessaire pour le faire.

PEN International encourage ses membres et ses sympathisants à (nous informer de vos actions à quebec.pen@gmail.com):

  • Écrire des messages d’espoir aux écrivains emprisonnés ;
  • Envoyant des appels aux autorités et aux contacts diplomatiques pour demander leur libération ;
  • Partager leurs histoires sur les réseaux sociaux afin de sensibiliser le public ;
  • Signer des pétitions en faveur de leur libération.

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