Biélorussie : des écrivains libérés sont cependant contraints à l’exil

Le 11 septembre, 52 prisonniers — dont 14 détenteurs de passeports étrangers — ont été libérés des prisons biélorusses et envoyés à Vilnius, en Lituanie. Tous avaient été détenus à la suite de poursuites judiciaires motivées par des considérations politiques. Cette décision a été prise à la suite d’une rencontre entre Alyaksandr Lukašenka et une délégation américaine à Minsk, et s’inscrivait apparemment dans le cadre des efforts déployés par Lukašenka pour obtenir un allègement des sanctions contre son pays. Parmi les personnes libérées figuraient notamment Uladzimir Mackievič, un membre de PEN Belarus et philosophe de renom, ainsi que les écrivains Mikoła Dziadok, Zmicier Daškievič, Łarysa Ščyrakova, Pavieł Mažejka et Pavieł Vinahradaŭ. Plusieurs journalistes ont également été libérés.

Si PEN International et PEN Belarus se félicitent de la libération tant attendue des écrivains, les organisations se disent profondément préoccupées par le fait qu’ils aient été contraints à l’exil, nombre d’entre eux ayant exprimé leur souhait de rester en Biélorussie. Beaucoup de ceux qui ont été libérés approchaient de la fin de leur mandat et se sont notamment vu confisquer leur passeport, ce qui les a empêchés de rentrer en Biélorussie pour retrouver leurs proches.

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