Quand les balles veulent faire taire, la poésie répond

De gauche à droite : Parastoo Nasrollahzadeh, Bertrand Laverdure, Victor H. Ramos, Joëlle Thiénard, Félix Villeneuve, Nora Atalla

La causerie-lecture du 24 mars 2026 à la Maison de la littérature à Québec a réuni une trentaine de personnes dans une atmosphère d’écoute dense et vibrante. Les poèmes, portés par des voix multiples, en français par des membres de PEN Québec et du PEN club français, et en persan par Parastoo Nasrollhzadeh, ont trouvé un public attentif, prêt à accueillir autant l’émotion que la réflexion.

Au cours de la soirée tenue en hybride, animée par Nora Atalla, plusieurs dans l’assistance ont pris la parole, donnant à la rencontre son véritable souffle — celui d’une causerie où les idées circulent, se heurtent, se répondent. Les interventions des membres invités ont aussi marqué la rencontre de leur intensité :

  • Parastoo Nasrollahzadeh, par son travail remarquable de traduction du persan et la force de sa voix, a su formuler avec une clarté bouleversante ce qui échappe souvent aux mots.
  • Bertrand Laverdure, qui a piloté le dossier « Joyaux persans » (Exit no 121), a rappelé, avec justesse, l’importance de dénoncer l’inacceptable.
  • Félix Villeneuve, par une lecture sensible et habitée, a donné une profondeur humaine et politique aux poèmes.
  • Victor Ramos a élargi la perspective en reliant les textes à des enjeux contemporains plus vastes.
  • Joëlle Thiénard a offert des observations fines qui ont nourri la discussion, auxquelles se sont ajoutées les réflexions et lectures de Nora Atalla.

Les échanges autour des poèmes parus dans Exit ont fait surgir une émotion palpable, révélant la nécessité de multiplier les gestes de solidarité littéraire et citoyenne — notamment envers le peuple iranien. Un moment fort, tant sur le plan artistique que sur le plan humain, porté par l’engagement, la sensibilité et la présence de toutes les personnes réunies.

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