
- 3 mars 2026
En Biélorussie, les autorités pénitentiaires confisquent et détruisent systématiquement les manuscrits littéraires et les lettres des personnes emprisonnées pour des motifs politiques. Leur objectif n’est pas seulement de réduire ces personnes au silence, mais aussi de démanteler leur identité humaine et culturelle, et d’effacer le patrimoine intellectuel et culturel qu’elles ont créé, même dans l’isolement. En détruisant ces manuscrits, les autorités cherchent à priver les auteurs de la possibilité de témoigner de leur époque et de maintenir un lien avec la société. Elles entendent en outre effacer les preuves et le droit de la société à la mémoire. PEN Belarus considère ces actions comme une forme de violence culturelle et psychologique.
L’ampleur des atteintes à la propriété intellectuelle commises par les autorités biélorusses est alarmante et touche aussi bien les écrivains et les personnalités littéraires que les militants. Des pratiques similaires ont été constatées dans diverses institutions et visent aussi bien les hommes que les femmes.
Par exemple, Maryja Kalesnikava a vu les manuscrits de deux de ses livres lui être confisqués; Alena Hnaŭk a perdu toute sa correspondance. Le lauréat du prix Nobel Aleś Bialacki a indiqué que, le jour de sa libération, les autorités lui avaient confisqué tous ses manuscrits ainsi que les quelques lettres qui lui étaient parvenues pendant sa détention. Parmi les documents saisis figuraient deux brouillons de mémoires.
Plus d’info, en cliquant sur « français », en bas à droite de l’écran.
