
Voces Presas relance sa campagne mondiale pour dénoncer l’utilisation abusive du système judiciaire cubain, les détentions arbitraires et l’emprisonnement comme moyens de punition brutale.
- 10 avril 2026
À la suite de l’annonce récente par les autorités cubaines de la libération de plus de 2 000 personnes, de graves préoccupations subsistent quant au maintien en détention d’artistes, d’écrivains, d’acteurs culturels et d’autres personnes pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression. ARC (Artists at Risk Connection), PEN International et Civil Rights Defenders (CRD) annoncent une nouvelle phase de Voces Presas, la campagne internationale qui, depuis 2022, met en lumière les cas d’artistes cubains emprisonnés pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression et appelle à leur libération. La campagne, qui comprend des profils et des vidéos sur chaque artiste, demande instamment que la liberté d’expression artistique soit garantie sur l’île.
Les 12 mars et 2 avril 2026, les autorités cubaines ont annoncé la libération de prisonniers politiques par vagues successives, dont plus de 2 000 personnes qui auraient bénéficié d’une grâce accordée à l’occasion de Pâques. Toutefois, ces annonces doivent être examinées avec attention à la lumière des normes internationales en matière de droits de la personne. Le manque de transparence concernant l’identité des personnes libérées, ainsi que le décalage entre les annonces officielles et les libérations effectivement vérifiées, soulèvent de sérieuses inquiétudes quant à la portée et à la mise en œuvre de ces mesures.
Selon des organisations de défense des droits de l’homme, dont Justicia 11J, seules 16 à 27 personnes détenues pour des raisons politiques auraient été libérées à la suite de l’annonce faite en mars. Ces mesures partielles, opaques et sélectives reflètent le caractère systémique de la répression à Cuba.
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