Nicaragua : condamnation de la censure et d’autres mesures portant atteinte aux droits culturels

  • 8 mai 2026

PEN International condamne fermement la censure imposée aux œuvres des écrivains au Nicaragua et exprime sa profonde inquiétude face à la détérioration systématique des droits culturels et de la liberté d’expression dans le pays. L’organisation met également en garde contre le fait que les actions du gouvernement nicaraguayen reflètent une politique de répression soutenue, comprenant la persécution des voix critiques et le démantèlement des espaces indépendants voués à la création, à la réflexion et à l’expression littéraire, dans un contexte marqué par des restrictions croissantes à l’encontre des artistes, des écrivains, des journalistes et des acteurs culturels.

Le 25 avril 2026, les autorités douanières nicaraguayennes ont interdit l’importation du dernier roman de Gioconda Belli, Un silencio lleno de murmullos (Un silence plein de murmures), un ouvrage traitant des manifestations citoyennes de 2018 et de la répression étatique qui s’en est suivie à l’encontre de la population. Cet incident s’ajoute à d’autres cas récents de censure éditoriale dans le pays, notamment la saisie et l’interdiction en 2021 de Tongolele no sabía bailar (Tongolele ne savait pas danser) de l’écrivain Sergio Ramírez. Outre la censure, les deux auteurs ont été victimes de harcèlement judiciaire, ont été déchus de leur nationalité par le régime et sont toujours en exil forcé dans le but de les réduire au silence. Les librairies et distributeurs indépendants ont également dénoncé les tentatives visant à imposer un climat d’autocensure par crainte de représailles de l’État.

La censure et autres interdictions s’inscrivent dans un contexte plus large de répression menée par le gouvernement nicaraguayen.

Plus d’info, en cliquant sur « français », en bas à droite de l’écran. 

Laisser un commentaire