
PEN Québec suit avec préoccupation la controverse qui traverse actuellement le milieu littéraire québécois autour de la parution prochaine d’Une femme est une femme est une femme, ouvrage collectif publié aux Éditions de la Pleine Lune.
PEN Québec n’a pas pour rôle de prendre position sur les idées défendues dans cet ouvrage. Chacune et chacun demeure libre de les approuver, de les contester ou de les critiquer, parfois vivement. De même, les revues, librairies et autres acteurs du milieu du livre conservent leur liberté éditoriale et leurs choix de programmation.
Notre préoccupation se situe ailleurs : elle concerne les appels visant à restreindre la diffusion d’un livre avant même sa parution et sa lecture.
La liberté d’expression ne signifie pas que les idées doivent échapper à la critique. Elle suppose au contraire qu’elles puissent être exposées, lues, discutées et contredites.
PEN Québec défend le droit des écrivaines et des écrivains de s’exprimer, y compris lorsque leurs propos dérangent ou divisent. Un livre auquel on s’oppose doit pouvoir être soumis au débat, à la critique et à la contradiction.
Nous croyons que la vie intellectuelle s’appauvrit lorsque la condamnation précède la lecture.
Lire n’est pas cautionner.
