Émile Martel (1941-2023), président de P.E.N.-Québec de 2000 à 2016

Émile Martel prononçant l’allocution d’ouverture au 81e congrès de PEN International, à Québec, en 2015.

C’est avec émotion que le Centre québécois du P.E.N. international a appris, le jeudi 23 novembre, le décès d’Émile Martel. Pour plusieurs d’entre nous, Émile était davantage qu’un membre émérite et un président au long cours. C’était un ami, un mentor, un homme portant un amour exigeant et puissant à la mission de PEN. Je l’entends encore me dire : « N’oublie jamais : nous sommes un organisme qui carbure à l’indignation! » Et en effet, comment ne pas être indigné face à cette guerre faite au mot et à la pensée libre un peu partout sur la planète? Comment ne pas être indigné devant ces corps et ces esprits fustigés, lacérés, martelés, dépouillés, anéantis? C’est la vigueur de cette conviction qui brillait dans les yeux d’Émile et qui remplissait sa voix. Voilà ce qu’il nous lègue : une conviction érigée sur un profond sentiment de fraternité et d’humanisme. Plusieurs fois, après qu’il a eu quitté la présidence, en 2016, il m’a conseillé avant, pendant et après les Congrès annuels, et il a usé de tous les moyens pour nous aider dans notre mission. Le Centre québécois du P.E.N. international doit beaucoup à Émile et à sa passion, et c’est tous ensemble que nous offrons nos plus sincères condoléances à ses proches, famille et amis. 

Félix Villeneuve, président, P.E.N.-Québec

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