Émirats arabes unis (ÉAU) : Dénonciation des poursuites injustes engagées contre des dizaines de citoyens

– 4 janvier 2024

Au début de janvier, PEN International signait, avec 42 organismes, un appel concernant les poursuites injustes engagées par les ÉAU contre des dizaines d’Émiratis.

« Nous, organisations de défense des droits de la personne soussignées, sommes profondément préoccupées par les nouvelles poursuites engagées par les autorités des Émirats arabes unis (ÉAU) contre plus de 80 Émiratis, dont certains sont des défenseurs des droits de la personne, pour avoir prétendument créé et soutenu une “organisation terroristeˮ. Ces accusations sont des représailles face aux liens réels ou présumés des accusés avec le Comité pour la justice et la dignité, un groupe formé en 2010-2011 qui, selon les termes de l’acte d’accusation des autorités en 2012, “a entrepris de sensibiliser la société à ses droitsˮ, “a publié des articles sur ces droitsˮ et “a travaillé pour communiquer avec les organisations internationales de défense des droitsˮ.

Poursuivre ces personnes pour avoir défendu pacifiquement les droits de la personne, alors que nombre d’entre elles sont déjà détenues arbitrairement depuis des années pour des motifs similaires, est un acte honteux qui réaffirme la volonté des autorités des Émirats arabes unis de continuer à punir et à intimider tout détracteur potentiel pour le réduire au silence. Parmi les personnes dont l’arrestation a été confirmée à ce jour et qui ne sont pas en exil, figurent des accusés détenus depuis des années, dont la plupart ont fini de purger leur peine il y a longtemps, mais qui restent arbitrairement détenus.

Ahmed Mansoor et Nasser Bin Ghaith ont tous deux été condamnés à 10 ans de prison lors de procès distincts en 2018 et 2017 respectivement, pour des accusations liées à leurs activités tenues en ligne pour la défense des droits de la personne.

Les autres accusés ont déjà été condamnés lors d’un procès de masse, l’affaire « UAE 94 » de 2012-2013, pour le même chef d’accusation que celui auquel ils font face aujourd’hui — implication dans le Comité pour la justice et la dignité. Par conséquent, ces nouvelles accusations sont illégales et constituent une violation de l’article 19 de la Charte arabe des droits de l’homme, qui stipule que “nul ne peut être jugé deux fois pour le même délit. Toute personne faisant l’objet d’une telle procédure a le droit d’en contester la légalité et d’exiger sa libérationˮ. »

Lire la suite et voir la liste des signataires en cliquant sur français en bas à droite de l’écran.

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