
Miami, Florida, É.U. — C’est l’entrée en vigueur le 4 octobre de la Loi sur la communication sociale 162/2023 qui est contestée ici par le PEN Club des écrivains cubains en exil. Il s’agit d’une loi draconienne qui cherche à éliminer la liberté d’expression de manière globale en condamnant au silence la population cubaine.
La Loi de la communication sociale, approuvée en mai 2023 par l’unique parti au pouvoir, l’Assemblée nationale du peuple, vise à « réguler le système de gestion stratégique et intégré du processus de communication sociale dans les sphères organisationnelle, des médias et de la communauté, à des fins politiques, de bien public, dans des buts organisationnels et commerciaux, dans les espaces publics, en présentiel ou électronique. » Cette loi restreint le pluralisme dans les médias, établissant que ces derniers doivent s’enregistrer et opérer sous la supervision de l’État cubain.
L’entrée en vigueur de cette loi représente un autre coup contre la liberté d’expression du gouvernement dictatorial cubain. Selon l’Institut cubain de la liberté d’expression et de la presse (ICLEP), à ce jour en 2024 (octobre), on compte 531 violations de la liberté d’expression et de la presse. Ce chiffre dépasse le niveau de 2023, année où on en a recensé 494.
