
Les organisations internationales de défense des droits de l’homme condamnent la plainte pénale déposée contre le journaliste primé et vérificateur de faits Mohammed Zubair, ainsi que l’utilisation continue de la sédition pour cibler les reportages indépendants et les discours d’intérêt public.
Le 27 novembre 2024, il a été annoncé publiquement que la police de Ghaziabad avait déposé un rapport de première information (First Information Report, ou FIR) contre Mohammed Zubair, journaliste primé et cofondateur d’Alt News, un site web indien de vérification des faits à but non lucratif, au sujet d’un tweet que Zubair avait posté sur X.
Mohammed Zubair est depuis longtemps la cible des autorités indiennes pour ses activités de vérification des faits, de journalisme et d’utilisation des médias sociaux. En juin 2022, il a été arrêté par la police de Delhi et de l’État d’Uttar Pradesh pour un tweet lié aux commentaires d’un porte-parole du BJP à la télévision nationale et pour un autre tweet satirique posté en 2018. Zubair a été accusé de « promouvoir l’hostilité entre différents groupes pour des raisons de religion, de race, de lieu de naissance, de résidence, de langue, etc. » et d’« actes délibérés et malveillants visant à outrager les sentiments religieux d’une classe en insultant sa religion ou ses croyances religieuses ».
Mohammed Zubair a déposé une requête en vue d’obtenir une libération sous caution provisoire et d’annuler le rapport d’enquête. Le 3 décembre, l’affaire a été entendue par la Haute Cour d’Allahabad, mais les juges se sont récusés et une prochaine audience est prévue. Les organisations signataires ci-dessous se joignent aux parties prenantes indiennes, dont le Press Club of India et DIGIPUB News India Foundation, pour demander que le FIR soit retiré immédiatement et que le gouvernement indien protège la liberté d’expression.
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