
- 24 juillet 2025
Les autorités géorgiennes écrasent le droit à la liberté d’expression et d’autres libertés fondamentales à une vitesse alarmante, ont déclaré PEN Géorgie, PEN International et PEN America.
Le bilan de la Géorgie en matière de droits de l’homme sera examiné par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies lors de l’Examen périodique universel (EPU : Télécharger l’EPU complet) en janvier 2026. En prévision de cet examen, PEN Géorgie, PEN International et PEN America ont soumis à l’ONU un document faisant état de graves violations des droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique au cours des quatre dernières années. La sécurité des écrivains, des journalistes et des artistes reste très préoccupante, les enquêtes sur les cas de plus en plus nombreux de menaces et d’agressions, y compris de la part des forces de l’ordre, étant inefficaces. L’intimidation, le harcèlement et l’ingérence du gouvernement dans le travail des voix critiques dans la sphère culturelle se poursuivent sans relâche.
Les manifestations de masse en Géorgie continuent de faire l’objet d’un usage illégal de la force par la police, ce qui se traduit par des blessures brutales parmi les manifestants, des arrestations et des condamnations injustifiées à l’issue de procès inéquitables, et le ciblage délibéré de journalistes – en toute impunité. Parmi les personnes détenues figurent le journaliste chevronné Mzia Amaglobeli et le célèbre poète et traducteur Zviad Ratiani, qui risquent des années d’emprisonnement pour des motifs tout à fait disproportionnés en raison de leur militantisme.
Zviad Ratiani, l’un des poètes et traducteurs les plus renommés de Géorgie, a été arrêté par la police le 23 juin 2025 après avoir giflé un policier alors qu’il participait à une manifestation devant le parlement à Tbilissi. Cette affaire s’inscrit dans le contexte d’une crise croissante des droits de l’homme en Géorgie et d’une persécution incessante des voix indépendantes, dont celle de Ratiani. Il risque une peine de quatre à sept ans d’emprisonnement.
Plus d’info, en cliquant sur « français », en bas à droite de l’écran.
Le 6 août 2025, le tribunal municipal de Batumi a condamné Mzia Amaglobeli à deux ans de prison pour « résistance, menace ou violence à l’encontre d’un fonctionnaire », après avoir giflé le chef de la police de Batumi, Irakli Dgebuadze, lors de la répression de manifestations pacifiques dans cette ville du sud-ouest de la Géorgie le 12 janvier 2025.
La santé d’Amaglobeli s’est gravement détériorée pendant sa détention et elle a subi de mauvais traitements.
Plus d’info, en cliquant sur « français », en bas à droite de l’écran.
