
« Alican Uludağ est une personnalité connue et respectée en Turquie, dont le seul “crime” est d’oser être journaliste. Le fait qu’il soit pris pour cible constitue une nouvelle tentative visant à museler le journalisme indépendant et à semer la peur. Nous sommes solidaires d’Uludağ et appelons les autorités turques à mettre fin de toute urgence à leur campagne de répression contre la dissidence » — Burhan Sonmez, président de PEN International.
- 19 mars 2026
Dans la soirée du 19 février 2026, la police a interpellé Alican Uludağ, correspondant de la chaîne publique allemande Deutsche Welle, devant sa famille, à Ankara. Elle a perquisitionné son domicile et saisi son matériel informatique. Il a ensuite été présenté à un juge à Istanbul, qui l’a officiellement placé en détention provisoire, le 20 février. Les recours formés contre son mandat d’arrêt ont ensuite été rejetés. Uludağ est accusé d’avoir « insulté » le président Erdoğan, d’avoir « dénigré la nation, l’État et les institutions turques » et d’avoir « diffusé publiquement de la désinformation » — des infractions pénales passibles de longues peines de prison — liées à son travail journalistique et à ses commentaires sur les réseaux sociaux. Il est actuellement détenu à la prison de haute sécurité de Marmara, à Silivri, près d’Istanbul. Aucun acte d’accusation n’avait encore été déposé au moment de la rédaction de cet article. De nombreuses organisations nationales et internationales ont appelé à sa libération.
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